alfasud super et TI
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miky164- Plus bas
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Re: alfasud super et TI
Au banc d'essai dans l'Auto-Journal
Le 15 septembre 1978, Alfasud TI 1500

LES AGREMENTS DE L'AGE MÛR
Lorsque l'Alfasud apparut en 1972, elle fut créditée par la critique unanime d'une tenue de route exceptionnelle, qui la classa immédiatement sur la première ligne, parmi les meilleures européennes de cylindrée modeste. Aujourd'hui, l'Alfasud TI 1978 a subi un traitement fortifiant portant sa cylindrée à 1490cc... Comment se comporte-t-elle par rapport à ses rivales actuelles ? C'est ce que nous allons examiner ensemble.
En remier lieu, le moteur. Son architecture générale est inchangée mais sa cylindrée est passée de 1286cc à 1490cc, alors que les berlines N et L5 Msont encore équipées du 1186cc. Le groupe est disposé longitudinalement à l'avant... Refroidi par eau, il comporte un bloc en fonte à quatre cylindres opposés et deux culasses en alliage léger, supportant chacune un ACT, commandés tous deux par une courroie crantée unique. Avec un rapport volumétrique de 9 -supercaburant obligatoire- et une alimentation par un carburateur inversé double corps de 32, la puissance maximale atteint 85ch DIN à 5800 t/min, avec un couple maximal de 12,3 mkg à 3500 t/min. A 6800 t/min environ au compte-tours, un interrupteur d'allumage automatique empêche, comme sur les Porsche par exemple, de passer en surrégime trop accentué.
Le ventilateur de refroidissement est à commande thermostatique et le débit de l'alimentation du moteur en air frais est réglé automatiquement à partir du filtre à air, ce qui supprime la sempiternelle manette "été-hiver" souvent manipulée à tort et à travers.
Rappelons-le quand même, l'Alfasud est une traction avant. La boîte est à cinq vitesses à 5è surmultipliée, toutes synchronisées, avec un embrayage spécialement renforcé pour le moteur 1500. La suspension avant est à roues indépendantes par ressorts hélicoïdaux tandis que l'arrière doit se contenter d'un essieu rigide, avec ressorts hélicoïdaux également. Une barre stabilisatrice est prévue à l'avant. Les freins sont à disque sur les quatre roues et, caractéristiques peu fréquente, le frein à main attaque les disques avant. La direction est à crémaillère, le volant étant réglable dans le sens vertical.
Amenée par nos soins sur l'anneau de Montlhéry, l'Alfasud TI nous a gratifié, conducteur seul à bord, d'un 166,5 km/h qui correspond grosso-modo aux 170 km/h revendiqués par le constructeur. Nous avons noté par ailleurs 17s 9/10 aux 400m départ arrêté et 33s 7/10 aux 1000m, cette dernière performance méritant à notre avis d'être soulignée. En reprises à partir de 40 km/h en cinquième, nous avons obtenu 19s 7/10 aux 400m et 37s aux 1000m, ce qui n'est pas si mal non plus, compte tenu du poids et de la cylindrée de la voiture.
Le silence relatif dans lequel évolue la voiture incite généralement le conducteur à sous-estimer les possibilités de la nouvelle TI... Il suffit parfois de jeter un oeil sur le chrono et d'apprécier les moyennes routières pour se rendre compte que le tonus du moteur n'est pas à dédaigner. Bien entendu, la longueur du pont joint à la surmultiplication du rapport final -28,97 km/h aux 1000 t/min en 5è- ne fournit pas la meilleure nervosité mais la boîte cinq vitesses permet cependant d'exploiter au mieux un très honnête tempérament. Au compteur, la 1ère monte à environ 45 km/h, la 2è à 85 km/h, la 3è à 120 km/h et la 4è à 155 km/h, ce dernier rapport étant assez "méchant" si le pilote ne l'abandonne pas trop tôt.
C'est peut-être dans les démarrages que l'on sent le plus la longueur du pont mais, dans la moyenne des cas, la voiture se trouve à l'aise dans tous les styles de trafic, de la ville à l'autoroute, avec une souplesse générale certainement en progrès par rapport à l'ancien moteur.
La gourmandise ne semble pas être le maître défaut de la TI, tout au moins à vitesse moyenne : 6,8 l/100 km en consommation économique -mesurée par nos soins- et 13,04 litres au cours d'un essai routier accompli en demandant beaucoup à la voiture, ce dernier chiffre étant encore admissible.
La tenue de route des premières Alfasud fut jugée d'autant plus excellente que la modestie relative de leur moteur ne permettait pas une conduite particulièrement fougueuse. Mais, aujourd'hui, la puissance disponible a augmenté, et concurremment, les rivales ont progressé, amenant l'amateur à exiger plus.
En d'autres termes, je n'aurais pas le mauvais goût d'insinuer que l'Alfasud ne tient plus la route, mais, par contre, j'affirmerai sans complexe qu'elle doit être descendue du piédestal où la rumeur publique et technique l'avait volontiers longtemps placée.
En ligne droite, la tenue de trajectoire à grande vitesse est bonne, sans atteindre pour autant la tranquillité totale, tandis que le nez se révèle lourd en virage, à mesure que la vitesse augmente et que le rayon de la courbe diminue. En dépit des jantes de 5 1/2 et des Pirelli CN 54 165/70 SR 13, la TI a perdu une légère part de sa superbe et il arrive même que l'on enregistre au volant des réactions parasites, si l'on accélère trop franchement sur les intermédiaires en sortie de virage.
Et puis, comme dans bien d'autres cas, il semble de le construteur et le manufacturier se soient mal entendus pour conseiller l'utilisateur en ce qui concerne les pressions des pneumatiques. Les chiffres indiqués sur le livret d'entretien conviennent à l'usage courant mais, si le propriétaire désire vraiment "attaquer" en virage, il faut prévoir à l'avant un minimum de 2,1 kg à froid afin d'obtenir la mobilité qui convient. Quoi qu'il en soit, j'ai été surpris de trouver sur cette voiture une tendance au sous-virage plus grande que naguère -la puissance sans doute...- et un comportement sur route mouillée qui m'a même déçu en raison des quelques "tout droit" que je me suis offert, entre autres en raison d'une répugnance relative de la voiture à être balancée, à moins d'adopter une cadence de conduite extrêmement rapide.
La suspension se situe dans la moyenne, étant mieux étudiée en vue de la meilleure stabilité qu'en fonction du confort maximal. Il arrive que l'on souffre des trépidations élastiques curieuses, dues peut-être à la fermeté à l'attaque des amortisseurs. En revanche, le train arrière accepte bien la charge, sans que les qualités routières ou le confort en souffrent, avec une tendance aussi modérée au tangage qu'en roulis. Le freinage est puissant, progressif, et généralement bien équilibré. Si l'on demande le maximum à la voiture, il arrive toutefois que l'échauffement des plaquettes influent passagèrement sur les distances d'arrêt.
La direction est précise -surtout si les pneumatiques sont fortement gonflés- douce et le grand volant pourrait être gênant si son implantation n'était pas réglable en hauteur. Par rapport à ses cotes d'encombrement, la carrosserie affiche une bonne habitabilité, particulièrement à l'arrière. A l'inverse, les passages des roues avant sont encombrants et les pédales repoussées vers le centre sont gênantes au premier abord. Le tableau de bord n'est pas désagréable à contempler mais l'absence de montre est remarquable, ainsi que l'imprécision de la jauge à carburant.
Les sièges relativement enveloppants sont acceptables à vitesse moyenne mais ils paraissent avoir été dessinés pour des postérieurs de grande envergure. A part cela, j'ai également regretté l'implantation discutable du rétroviseur extérieur, l'absence de vide-poches de portières, de déflecteurs ouvrants et du battement intermittent des essuie-glace que la moindre Fiat possède en série.
En revanche, le coffre à gants "à secret" est amusant, les deux tablettes vide-poches bien utiles et le débit des aérateurs généreux.
L'Alfasud a longtemps été une voiture exceptionnelle et elle demeure aujourd'hui dans le peloton de tête, surtout lorsqu'on considère son prix relativement modéré. Si l'on voulait améliorer encore la tenue de route, il faudrait sans doute changer le réglage des amortisseurs et du train avant et monter vraisemblablement des pneus plus gros. Pourtant, l'Alfasud TI est quand même une routière peu encombrante, vive et agréable à conduire.
André COSTA

LE POINT DE VUE DE MADAME













BONNE LECTURE
Le 15 septembre 1978, Alfasud TI 1500

LES AGREMENTS DE L'AGE MÛR
Lorsque l'Alfasud apparut en 1972, elle fut créditée par la critique unanime d'une tenue de route exceptionnelle, qui la classa immédiatement sur la première ligne, parmi les meilleures européennes de cylindrée modeste. Aujourd'hui, l'Alfasud TI 1978 a subi un traitement fortifiant portant sa cylindrée à 1490cc... Comment se comporte-t-elle par rapport à ses rivales actuelles ? C'est ce que nous allons examiner ensemble.
En remier lieu, le moteur. Son architecture générale est inchangée mais sa cylindrée est passée de 1286cc à 1490cc, alors que les berlines N et L5 Msont encore équipées du 1186cc. Le groupe est disposé longitudinalement à l'avant... Refroidi par eau, il comporte un bloc en fonte à quatre cylindres opposés et deux culasses en alliage léger, supportant chacune un ACT, commandés tous deux par une courroie crantée unique. Avec un rapport volumétrique de 9 -supercaburant obligatoire- et une alimentation par un carburateur inversé double corps de 32, la puissance maximale atteint 85ch DIN à 5800 t/min, avec un couple maximal de 12,3 mkg à 3500 t/min. A 6800 t/min environ au compte-tours, un interrupteur d'allumage automatique empêche, comme sur les Porsche par exemple, de passer en surrégime trop accentué.
Le ventilateur de refroidissement est à commande thermostatique et le débit de l'alimentation du moteur en air frais est réglé automatiquement à partir du filtre à air, ce qui supprime la sempiternelle manette "été-hiver" souvent manipulée à tort et à travers.
Rappelons-le quand même, l'Alfasud est une traction avant. La boîte est à cinq vitesses à 5è surmultipliée, toutes synchronisées, avec un embrayage spécialement renforcé pour le moteur 1500. La suspension avant est à roues indépendantes par ressorts hélicoïdaux tandis que l'arrière doit se contenter d'un essieu rigide, avec ressorts hélicoïdaux également. Une barre stabilisatrice est prévue à l'avant. Les freins sont à disque sur les quatre roues et, caractéristiques peu fréquente, le frein à main attaque les disques avant. La direction est à crémaillère, le volant étant réglable dans le sens vertical.
Amenée par nos soins sur l'anneau de Montlhéry, l'Alfasud TI nous a gratifié, conducteur seul à bord, d'un 166,5 km/h qui correspond grosso-modo aux 170 km/h revendiqués par le constructeur. Nous avons noté par ailleurs 17s 9/10 aux 400m départ arrêté et 33s 7/10 aux 1000m, cette dernière performance méritant à notre avis d'être soulignée. En reprises à partir de 40 km/h en cinquième, nous avons obtenu 19s 7/10 aux 400m et 37s aux 1000m, ce qui n'est pas si mal non plus, compte tenu du poids et de la cylindrée de la voiture.
Le silence relatif dans lequel évolue la voiture incite généralement le conducteur à sous-estimer les possibilités de la nouvelle TI... Il suffit parfois de jeter un oeil sur le chrono et d'apprécier les moyennes routières pour se rendre compte que le tonus du moteur n'est pas à dédaigner. Bien entendu, la longueur du pont joint à la surmultiplication du rapport final -28,97 km/h aux 1000 t/min en 5è- ne fournit pas la meilleure nervosité mais la boîte cinq vitesses permet cependant d'exploiter au mieux un très honnête tempérament. Au compteur, la 1ère monte à environ 45 km/h, la 2è à 85 km/h, la 3è à 120 km/h et la 4è à 155 km/h, ce dernier rapport étant assez "méchant" si le pilote ne l'abandonne pas trop tôt.
C'est peut-être dans les démarrages que l'on sent le plus la longueur du pont mais, dans la moyenne des cas, la voiture se trouve à l'aise dans tous les styles de trafic, de la ville à l'autoroute, avec une souplesse générale certainement en progrès par rapport à l'ancien moteur.
La gourmandise ne semble pas être le maître défaut de la TI, tout au moins à vitesse moyenne : 6,8 l/100 km en consommation économique -mesurée par nos soins- et 13,04 litres au cours d'un essai routier accompli en demandant beaucoup à la voiture, ce dernier chiffre étant encore admissible.
La tenue de route des premières Alfasud fut jugée d'autant plus excellente que la modestie relative de leur moteur ne permettait pas une conduite particulièrement fougueuse. Mais, aujourd'hui, la puissance disponible a augmenté, et concurremment, les rivales ont progressé, amenant l'amateur à exiger plus.
En d'autres termes, je n'aurais pas le mauvais goût d'insinuer que l'Alfasud ne tient plus la route, mais, par contre, j'affirmerai sans complexe qu'elle doit être descendue du piédestal où la rumeur publique et technique l'avait volontiers longtemps placée.
En ligne droite, la tenue de trajectoire à grande vitesse est bonne, sans atteindre pour autant la tranquillité totale, tandis que le nez se révèle lourd en virage, à mesure que la vitesse augmente et que le rayon de la courbe diminue. En dépit des jantes de 5 1/2 et des Pirelli CN 54 165/70 SR 13, la TI a perdu une légère part de sa superbe et il arrive même que l'on enregistre au volant des réactions parasites, si l'on accélère trop franchement sur les intermédiaires en sortie de virage.
Et puis, comme dans bien d'autres cas, il semble de le construteur et le manufacturier se soient mal entendus pour conseiller l'utilisateur en ce qui concerne les pressions des pneumatiques. Les chiffres indiqués sur le livret d'entretien conviennent à l'usage courant mais, si le propriétaire désire vraiment "attaquer" en virage, il faut prévoir à l'avant un minimum de 2,1 kg à froid afin d'obtenir la mobilité qui convient. Quoi qu'il en soit, j'ai été surpris de trouver sur cette voiture une tendance au sous-virage plus grande que naguère -la puissance sans doute...- et un comportement sur route mouillée qui m'a même déçu en raison des quelques "tout droit" que je me suis offert, entre autres en raison d'une répugnance relative de la voiture à être balancée, à moins d'adopter une cadence de conduite extrêmement rapide.
La suspension se situe dans la moyenne, étant mieux étudiée en vue de la meilleure stabilité qu'en fonction du confort maximal. Il arrive que l'on souffre des trépidations élastiques curieuses, dues peut-être à la fermeté à l'attaque des amortisseurs. En revanche, le train arrière accepte bien la charge, sans que les qualités routières ou le confort en souffrent, avec une tendance aussi modérée au tangage qu'en roulis. Le freinage est puissant, progressif, et généralement bien équilibré. Si l'on demande le maximum à la voiture, il arrive toutefois que l'échauffement des plaquettes influent passagèrement sur les distances d'arrêt.
La direction est précise -surtout si les pneumatiques sont fortement gonflés- douce et le grand volant pourrait être gênant si son implantation n'était pas réglable en hauteur. Par rapport à ses cotes d'encombrement, la carrosserie affiche une bonne habitabilité, particulièrement à l'arrière. A l'inverse, les passages des roues avant sont encombrants et les pédales repoussées vers le centre sont gênantes au premier abord. Le tableau de bord n'est pas désagréable à contempler mais l'absence de montre est remarquable, ainsi que l'imprécision de la jauge à carburant.
Les sièges relativement enveloppants sont acceptables à vitesse moyenne mais ils paraissent avoir été dessinés pour des postérieurs de grande envergure. A part cela, j'ai également regretté l'implantation discutable du rétroviseur extérieur, l'absence de vide-poches de portières, de déflecteurs ouvrants et du battement intermittent des essuie-glace que la moindre Fiat possède en série.
En revanche, le coffre à gants "à secret" est amusant, les deux tablettes vide-poches bien utiles et le débit des aérateurs généreux.
L'Alfasud a longtemps été une voiture exceptionnelle et elle demeure aujourd'hui dans le peloton de tête, surtout lorsqu'on considère son prix relativement modéré. Si l'on voulait améliorer encore la tenue de route, il faudrait sans doute changer le réglage des amortisseurs et du train avant et monter vraisemblablement des pneus plus gros. Pourtant, l'Alfasud TI est quand même une routière peu encombrante, vive et agréable à conduire.
André COSTA

LE POINT DE VUE DE MADAME













BONNE LECTURE

vito116-
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Date d'inscription: 13/03/2011

fred- Coiffeur Soudeur cyclo-touriste
- Nombre de messages: 19144
Humeur: mouais....
Date d'inscription: 23/10/2008
Re: alfasud super et TI
trop touché

vito116-
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Date d'inscription: 13/03/2011
Re: alfasud super et TI
J'ai roulé dans les années 81-82 dans la même en bleue : souvenirs inoubliables - regrets éternels;
comme toi J.P. J'REVEUUUUUUX LA MEME EN ROUGE.
comme toi J.P. J'REVEUUUUUUX LA MEME EN ROUGE.

vito116-
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